U.F.P CAMEROUN

politique

Débattre


 

 

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Exposé UFP

 

S/Thème : Comment le Chrétien peut transformer son environnement économique

 

Pour traduire le rôle déterminant de l’économie dans la société, je vais commencer en faisant appel à Joseph Stiglitz, ancien vice-président de la banque mondiale, ancien conseiller économique du président Clinton et prix Nobel d’économie en 2001 quand il affirme que « Avec le temps, je crois de plus en plus à la démocratie, mais je crois aussi que pour qu’elle fonctionne, il faut que les citoyens comprennent les questions fondamentales auxquelles nos sociétés sont confrontées et les réalités du travail gouvernemental. Or, les problèmes qui ont le plus d’impact sur la grande majorité de la population concernent l’économie ». Fin de citation.

Pour exprimer les choses encore plus simplement, disons que quand il ya les moyens les enfants vont à l’école, les malades sont bien soignés, les gens peuvent bien manger et bien se vêtir, bref l’ensemble des besoins de la communauté peuvent être satisfaits dans la sérénité et dans un véritable climat de paix.

Or, pour que l’économie d’un pays fonctionne correctement, il est indispensable que les principaux leviers de cette économie soient contrôlés et judicieusement pilotés par le gouvernement du pays concerné comme il en est pour le pilotage d’une voiture ou d’un avion par exemple.

Ce qu’il faut  dire clairement ici c’est que notre pays comme certains le savent déjà, fait partie des Etats africains non seulement en déficit de gouvernance intérieure mais qui surtout, demeurent encore largement sous la coupe de ce qu’on appelle le Pacte colonial. La libération du pays des chaines paralysantes de ce pacte colonial apparait par conséquent comme un superpréalable indispensable à toute véritable émancipation économique.  

Avoir pour objectif la libération du pays des chaines du pacte colonial ne correspond en aucune façon au souci d’adhésion à un discours à la mode. Les concepts rattachés à cette préoccupation politique et diversement énoncés sous les appellations de colonialisme, néocolonialisme, Françafrique, etc., ne sont pas non plus des notions vides, utilisées simplement pour épater la galerie.

Cette question du pacte colonial est fondamentale dans la mesure où elle est un des facteurs explicatifs majeurs du bourbier dans lequel est enlisé notre pays. Il faut rappeler qu’en leur temps déjà, les premiers théoriciens du panafricanisme tels Web Dubois ou Georges Padmore, bien conscients de la problématique négro africaine, avaient conçu cette idéologie politique avec pour l’Afrique, le double objectif de libérer nos Etats de toute domination extérieure pour ensuite les fédérer plus tard sous la forme des États-Unis d’Afrique. Un tel mode d’organisation politique présentait notamment l’intérêt de pouvoir  leur donner la masse critique nécessaire pour exister et peser dans ce qu’on appelle aujourd’hui la mondialisation.

            Or, entre temps, il se trouve qu’après les indépendances, le colonialisme d’hier s’est mué en néocolonialisme.

A la fois plus subtil et plus sournois, le néocolonialisme continue sereinement, au mépris des combats menés par nos martyrs et nos héros des indépendances, à perpétuer   l’oppression, à exploiter nos pays et à entraver toute velléité  d’une véritable émancipation socio-économique à travers quelques modalités dont voici un aperçu.

La première réside dans l’édifie monétaire et économique de la zone franc. Dans un ouvrage demeuré  célèbre et intitulé : Monnaie, servitude et liberté : la répression monétaire de l’Afrique, l’éminent économiste camerounais, le Pr Joseph Tchundjang Pouémi déconstruit l’édifice  théorique et technique de la zone franc et démontre magistralement comment ce dernier contribue à l’étouffement des forces productives locales et partant, des économies africaines  membres de cette zone franc.

Comme l’écrit l’économiste et président du parlement ivoirien Mamadou Coulibaly, les servitudes du pacte colonial découlent du dispositif des accords et conventions imposées malicieusement par la France à ses anciennes colonies africaines dès le lendemain des indépendances.

A l’instar de la convention monétaire encadrant le fonctionnement du F CFA, il existe d’autres accords, souvent classés top secret, qui régissent la très controversée coopération bilatérale entre la France et notre pays. Je pense d’ailleurs que l’occasion de la célébration du cinquantenaire de nos indépendances est tout à fait propice pour faire la lumière sur l’ensemble de ces accords et repartir sur de nouvelles bases avec notre partenaire français.

Il convient en effet de souligner par exemple qu’en vertu de l’article xxxxxxxxxx de la convention en matière économique et monétaire signée entre la France et le Cameroun, 65% de nos recettes d’exportation doivent être placées dans un compte d’opérations au trésor français à Paris. Il convient surtout de souligner, par delà le problème de bradage de notre souveraineté, celui du caractère antidéveloppemental du franc Cfa qui, à travers divers mécanismes et en particulier celui de la restriction de l’activité bancaire et du crédit, contribue considérablement à l’étouffement de nos forces productives et en conséquence, à l’entretien de la pauvreté chez nous.

Comment peut-on en effet développer une économie lorsque pas moins de 95% de sa population sont exclus des circuits du crédit à l’investissement et à la production dont chacun sait de nos jours qu’il est le véritable carburant de l’activité économique ? Comment développer sérieusement nos infrastructures publiques qui en ont tant besoin, si l’Etat ne dispose pas des leviers d’emprunt nécessaires pour conduire une véritable politique de grands travaux  à haute intensité de main d’œuvre qui nous soulagerait de ce chômage massif qui installe nos populations chaque jour davantage dans le désespoir et la misère ?

  En dehors de l’aspect  monétaire, une autre modalité de l’oppression néocoloniale est davantage liée à des liaisons  mafieuses entre les multinationales  étrangères et les dirigeants Africains, liaisons dont l’objectif est de perpétuer  l’exploitation des ressources naturelles   et des potentialités économiques de nos pays.

C’est ainsi que le système rentier de l’exploitation  des matières premières locales, celui des privatisations aux allures de braderies ou encore celui de l’instauration de monopoles industriels tel celui bénéficiant à une cimenterie bien connue, apparaissent comme révélateurs d’un modèle économique anachronique et défavorable  aux acteurs économiques ainsi qu’aux peuples du Cameroun et d’Afrique dans une perspective plus large.

A ces manifestations économiques du néocolonialisme, il convient aussi d’ajouter les collusions purement politiques qui participent de la négation de la démocratie et de la confiscation du pouvoir à travers les soutiens tus ou proclamés des officiels français à des dirigeants  africains décidés à s’éterniser au pouvoir par la violence ainsi que les tripatouillages constitutionnels  et électoraux.

Tous ces usages et pratiques relevant  des ténèbres de ce que nous appelons la foi négative méritent par conséquent d’être abolis en sorte que soit instauré un ordre politique et économique nouveau dans les relations de notre pays avec son ancien colonisateur. Nous devons tout simplement dénoncer et mettre un terme à ces accords inéquitables et appauvrissants signés avec la France.

A travers cette analyse, chacun voit bien que nous sommes dans une situation de captivité économique qui à quelques nuances près, est tout à fait comparable sinon à celle présentée dans le livre de l’exode, où les enfants d’Israël étaient retenus et exploités comme main d’œuvre servile en Egypte, du moins à celle du contrôle et de l’exploitation économiques d’Israël sur ses terres par l’empire romain à travers le fondé de pouvoir local qui était le sanhédrin, exécutant les ordres de son supérieur hiérarchique à savoir le gouverneur lui-même représentant de l’empereur romain.

A l’instar du peuple juif que l’Eternel avait décidé de libérer des griffes de pharaon afin de lui permettre d’aller jouir des grâces de la liberté et de la terre promise, nous avons besoin du soutien de l’Eternel pour nous libérer du joug néocolonial afin de bénéficier nous aussi des grâces du Tout-Puissant. Encore faudrait-il que nous le voulions tous vraiment et que les murmures prononcés en son temps contre Moise soient tus, et que nous regardions ensemble dans la même direction.

 

 

 

Quand les préalables de la libération sont remplis

Qui dit politique économique dit mobilisation  dans une approche cohérente des différents leviers devant conférer toute  l’harmonie  souhaitable au pilotage de l’appareil économique global. En économie en particulier, les moindres défaillances de l’un des maillons peuvent entrainer des conséquences extrêmement préjudiciables. 

Je pense à cet égard  que notre pays a trop longtemps souffert d’une absence  de véritable politique économique. En privilégiant  la politique budgétaire   au détriment  des autres leviers qui sont notamment de nature monétaire, fiscale, industrielle ou  commerciale, le pays s’est volontairement interdit l’accès à un meilleur   niveau d’épanouissement de son système de production.  

Je suis convaincu que la situation de sous-emploi massif actuelle de notre pays, commande impérieusement l’adaptation locale     et la  mise en œuvre des célèbres politiques  keynésiennes de plein emploi de John Maynard Keynes, qui viennent encore  de prouver leur efficacité en sortant les grands pays développés du Nord,  de la récente crise financière et économique internationale de 2009. Des centaines de millions de dollars ont été mobilisés par les Etats et injectés dans des les banques et les entreprises privées en état de banqueroute pour les relever.

La libération de l’instrument monétaire apparait avec JTP, comme une vitale nécessité dans la mesure où la  souveraineté qu’elle confère  est   une  des conditions  centrales  de la possibilité de mise en  œuvre de ces   politiques  de plein emploi. Aussi, en attendant de pouvoir un jour créer une union monétaire authentiquement africaine, la zone franc et la BEAC ayant montré  leur caractère néocolonial et partant antidéveloppemental, devrons-nous envisager de  créer une monnaie locale à mettre au service des intérêts de nos populations et non d’une élite extravertie. Encore faudrait –t-il, comme le dit Tchundjang lui-même, bien gérer cette monnaie souveraine et s’en servir judicieusement au risque de lui faire causer  d’autres  dommages   à l’économie et à la société.

Les thèses monétaires de l’éminent           Tchundjang Pouémi devraient donc à mon sens,         être tout simplement  appliquées tant il est  vrai qu’elles demeurent d’une brulante actualité.

Rappelons que ces politiques auxquelles nous croyons dur comme fer comportent trois principales dimensions.     

La première, portant sur la clause de facilitation    de l’accès au crédit  à la production, aurait pour rôle de booster  considérablement le volume des productions locales de toute nature, tout en réduisant significativement le chômage et en  augmentant   les revenus des populations.

Le crédit bancaire est trop longtemps demeuré l’apanage de quelques privilégiés dans notre pays alors même qu’il est censé être démocratisé  comme ailleurs afin de permettre à la majorité d’y  accéder.

Nous pourrions alors par exemple, révolutionner notre système bancaire en favorisant la création de banques spécialisées en agriculture, en élevage, dans les activités économiques des PME  et PMI urbaines, voire dans le secteur de l’économie populaire pour parler comme Michel Rocard désignant ce qu’habituellement l’on appelle chez nous secteur informel.

Le  défi majeur est en effet celui de la « proximisation » et de la densification du réseau bancaire et notamment l’implantation d’agences de ces banques et établissements de crédit dans les zones rurales afin de les mettre à la disposition des paysans et des ruraux  qui n’ont paradoxalement jamais accédé  à ce type de prestations économiques, alors même que c’est bien leur sueur et les produits de leurs mains qui ont bâti le pays et envoyé toute notre élite à l’école.

Une telle politique aurait l’intérêt d’aider à la réalisation de ce que nous appelons la révolution du village camerounais. Devenu extrêmement plus attrayant, le village pourrait alors efficacement fixer ses jeunes sur place tout en drainant de nombreux autres qui désengorgeraient ainsi les masses populaires dont la plupart végètent dans nos principales villes.

En attirant également de nombreux diplômés issus des villes, le village nouveau, tout en favorisant un exode urbain cette fois, pourrait aussi mobiliser le capital humain dont il a besoin en termes de modèles et de leaders sociaux pour enfin être tiré vers le haut.    

La deuxième stratégie porte sur une politique d’accroissement   et d’octroi de revenus aux plus nécessiteux. Ces revenus, pour ne pas être inflationnistes rencontreraient alors les nombreux produits disponibles sur les marchés à la faveur  de la libération du crédit à la production que je viens d’évoquer. Ces revenus pourraient alors prendre la forme de bourses aux étudiants les plus méritants ou les moins favorisés ;  d’augmentation et d’équilibrage des salaires dans la fonction publique ou encore  de création d’emplois  à valeur sociale et civique dans les domaines de l’environnement et de l’aménagement du territoire. Ils pourraient encore prendre la forme d’aides et allocations accordées  aux  plus pauvres, aux handicapés, aux personnes âgées  indigentes et aux couches les plus fragiles de la population.

            La troisième politique porte sur le volet stratégique et structurant des grands chantiers à haute intensité de main d’œuvre (HIMO). On pourrait imaginer pour ce faire, la création d’une grande banque nationale pour le développement des infrastructures (BNDI). Travaillant de concert avec une agence nationale de développement des infrastructures, cette institution aurait vocation à équiper convenablement le pays en assurant le financement du secteur du BTP local.

De vastes programmes d’investissement pourraient ainsi être lancés sur tout le territoire pour la construction de routes, de ponts, de bâtiments publics de structures énergétiques et plus généralement pour l’aménagement du territoire en prenant appui autant que possible sur les PME, la main d’œuvre et surtout les matériaux locaux. C’est ainsi que même nos rues des sous-quartiers pourraient être pavées notamment à travers des actions telles que l’opération « Finies la poussière  et la boue ». A Cotonou, ville d’un petit pays d’Afrique de l’Ouest qu’est le Benin et que j’ai plusieurs fois eu l’occasion de visiter, le pavé a été tellement répandu que la terre ferme est devenue rare. Pourquoi n’en ferions-nous pas autant lorsqu’on connait la réalité dans nos rues de quartier par temps de boue ou de poussière ?

Tout en mobilisant des centaines de milliers  voire des millions de travailleurs pour la construction de nos infrastructures dans le cadre de chantiers étendus à l’ensemble du pays, ces programmes auront l’avantage de procurer des revenus qui iraient à la consommation des produits désormais abondants sur nos marchés. Et c’est ainsi que par les vertus de l’effet multiplicateur, la richesse s’accroitra significativement. C’est dans un tel contexte que je pense qu’il est possible d’aller du modèle du chômage chronique actuel au modèle d’une société où c’est le travail qui cherche les Hommes. Le Cameroun deviendrait alors une terre d’immigration, un Eldorado attirant une main d’œuvre venant de partout.

Nous pourrions alors aussi sortir de  l’engrenage actuel de la vie toujours plus chère du fait de la faiblesse de l’offre des produits sur nos marchés. De nombreuses familles ne peuvent plus avoir des protéines animales sur leur table ou même un minimum de confort et de sécurité alimentaire à cause de cette hausse constante des prix. Il m’est revenu que certaines ménagères se contentent alors d’acheter des os dans les boucheries, ces derniers servant simplement à procurer un parfum et une illusion de viande aux repas de la famille. Inacceptable, révoltant.

En écrivant ‘’Monnaie, servitude et liberté’’, Tchundjang nous a laissé un immense héritage théorique et scientifique dans le secteur stratégique de l’économie et de la monnaie un particulier, qui n’attend que sa bonne mise en application pour produire ses résultats.

Nous devons aussi songer à formuler et mettre en œuvre une politique industrielle et commerciale ambitieuse et cohérente. En nous contentant pendant longtemps d’une industrie manufacturière basée sur l’import-substitution, nous nous sommes interdits l’accès à un meilleur niveau économique qui passe par la transformation industrielle.

Certes, les défaillances accumulées dans le domaine de la formation technique et professionnelle qui sont en étroite connexion avec celui de l’économie, ne sont pas de nature à favoriser l’expansion de notre  tissu industriel et commercial. Il est donc urgent de corriger cette lacune.

La trop forte concentration de nos entreprises industrielles dans la zone du littoral est un handicap qu’il convient de corriger en favorisant une grande dissémination de ces activités dans les autres parties du pays, fût-ce par des incitations diverses.

Notre politique industrielle et commerciale devrait prioritairement avoir pour objectif, l’accroissement et la diversification de la production locale de biens et services divers.

Nous devons parvenir à étoffer considérablement la classe des jeunes managers de notre pays, de manière à faire du secteur privé, par-delà les slogans officiels, le moteur de l’activité économique et le principal pourvoyeur d’emplois au Cameroun. Il s’agit ni plus ni moins d’inverser le modèle actuel en faisant presque oublier l’Etat comme principal pourvoyeur d’emplois dans le pays. Sur le principe de la parabole biblique des talents, des jeunes hommes et femmes d’affaires prospères et dynamiques opérant dans divers secteurs émergeraient alors au Cameroun, ainsi qu’on peut le voir dans les pays émergents d’Asie, d’Amérique et d’Europe mais aussi en Afrique et notamment au Maroc, au Nigéria, au Ghana, en Tunisie en Afrique du Sud.

L’accroissement significatif de la production servira à satisfaire la demande intérieure tout en favorisant le commerce extérieur et l’entrée de recettes en devises grâce à la promotion vigoureuse des exportations vers l’Afrique et le monde.

La nouvelle politique fiscale et douanière sera conçue dans le but de favoriser ce développement des activités. En matière fiscale, une grande réforme sera menée, après réflexion avec les différentes forces vives.

L’importance de l’impôt et de la douane, en tant que pourvoyeurs du nerf de la guerre à l’Etat n’étant plus à démonter, je termine en indiquant que du fait des suspicions qui pèsent généralement sur eux, les agents desdits secteurs font partie avec quelques autres, du maillon de l’Etat où l’éthique de la foi positive devra particulièrement être pratiquée.

En matière de politique budgétaire, l’objectif premier se situe au niveau du grand principe d’assainissement des comptes et d’instauration d’une véritable éthique de la qualité de la dépense publique. Les logiques de gaspillage et de prédation ayant souvent entrainé des enrichissements sans cause et de profondes injustices dans l’accumulation de fortunes doivent être reléguées au passé. Je pense notamment que les marges bénéficiaires et les mercuriales actuelles régissant l’activité des fournisseurs dans le secteur public, doivent être repensées et revues à des proportions absolument raisonnables.

L’entreprise d’assainissement du budget de l’Etat doit aussi être consolidée par l’éradication des phénomènes de marchés publics fictifs, de missions, de personnels de l’Etat tout aussi fictifs et alimentant une véritable mafia bureaucratique. En somme, une réflexion et une action robustes et systématiques seront consacrés à toutes ces pratiques et techniques de soustraction de la fortune publique en vue d’une élimination radicale et définitive des réseaux et filières y relatifs.  

D’une manière générale, l’idéologie nouvelle du foyisme politique et économique aura à cœur de favoriser l’instauration d’un système où l’émancipation économique des citoyens et la création des richesses seront les maitres mots. Susciter une dynamique nouvelle où les citoyens croient en eux-mêmes et à leur pays dans lequel ils retrouvent une forte envie de s’engager en tant qu’acteurs économiques sera une des missions de l’Etat tel que nous le concevons.

J’ai affirmé dès le départ et je maintiens pour finir que quand l’économie tourne de manière satisfaisante, les autres secteurs  et notamment les secteurs sociaux en sont les plus grands bénéficiaires ? Et que dire lorsque l’Eternel lui-même est au contrôle de la politique économique en œuvre ? Le livre des Psaumes en son chapitre 65, versets 9-10-13-14 nous apprend que : « Ceux qui habitent la terre s’effraient de tes prodiges ; Tu remplis d’allégresse l’orient et l’occident. Tu visites la terre et tu lui donnes l’abondance, Tu la combles de richesses ; Les plaines du désert sont abreuvées, et les collines sont ceintes d’allégresse ; Les pâturages se couvrent de brebis, et les vallées se revêtent de froment. Les cris de joie et les chants retentissent. »

Oui cela est possible. La seule condition c’est tout simplement des politiques publiques et une gouvernance sous l’amour et la crainte de l’Eternel.

Je vous remercie